Santé et Gouvernements : Dossiers SOS JUSTICE

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22/11/2009

Vers une privisation de la santé ?

Si l'Etat voulait détruire le service public de la santé pour le mettre entre les mains des laboratoires pharmaceutiques et des sociétés privées, il n'en serait pas autrement !

Du reste n'est-ce pas la volonté de Nicolas Sarkozy de faire un pont d'or aux Laboratoires pharmaceutiques et de préparer ainsi grâce à leur soutien et à ceux de l'ONU et de l'OMS, l'instauration du Nouvel Ordre Mondial ?

N'a-t-il pas déjà créé pour ce faire 26 agences départementales de santé ? Pourquoi faire et qui paie ?

Les Agences régionales de santé, une révolution pour le système de soins français
http://www.lepoint.fr/actualites-sciences-sante/2009-09-2...


Hopitaux de Paris (AP/HP) : alerte sur le plan de réorganisation

docteur-house.jpgLes Hôpitaux de Paris - et le secteur de la médecine et du para-médical en général - semblent bien malades ... Jugez plutôt : dans un entretien au "Parisien Dimanche", le professeur Pierre Coriat, président de la commission médicale d'établissement de l'AP-HP, menace de démissionner.

L'objet de son "ultimatum" ? La révision du plan de réorganisation de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris. Lequel supprimerait selon lui plus d'un millier de postes.

Selon le Pr Coriat, chef du service anesthésie-réanimation de l'hôpital de La Pitié-Salpêtrière à Paris, les scenarii actuels évoqueraient le départ de 1.000 emplois soignants non-médicaux (infirmières, aides-soignantes ou secrétaires médicales), et de "150 praticiens hospitaliers".

Un "programme" qui selon l'éminent médecin, risque de "casser l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris".

L'objet de la discorde : selon le Professeur, le ministère de la Santé aurait sous-estimé l'activité de l'organisme pour calculer le budget de l'hôpital.

Pierre Coriat avertit : "si on supprime 1.000 emplois soignants non médicaux et 150 postes de médecins, cela va nuire à la qualité des soins" affirme-t-il. Certes, mais n'y aurait-il pas au fond derrière tout cela une volonté "cachée" de nos dirigeants de démontrer à terme l'inefficacité de la médecine publique en vue d'attirer les "brebis égarées" dans le secteur privé ? Qui sait ...

Quoi qu'il en soit, le Professeur entend taper fort, mettant sa démission dans la balance.

Rappelons que ce plan fait suite aux dernières prévisions du déficit de l'AP-HP, estimé en mars dernier à près de 100 millions d'euros en 2009. L'Etat prévisionnel des recettes et des dépenses (EPRD) 2009 avait alors acté la suppressions de 700 emplois.

Par ailleurs, le projet social 2009-2012 prévoit 228 millions d'euros d'économie sur les charges de personnel, représentant la suppression de 5700 emplois.

Globalement, le budget 2009 prévoyait des économies souhaitées par le Ministère de la santé de près de 60 millions d'euros, dont 46 millions concernant spécifiquement la masse salariale.

En mars 2009, le collectif hospitalier de l'AP-HP regroupant les médecins, chirurgiens, pharmaciens, biologistes, odontologistes de l'Assistance publique avait affirmé leur opposition à la suppression des emplois médicaux et paramédicaux dans les hôpitaux. Arguant que les motifs de telles décisions étaient purement comptables, et non justifiée par des objectifs médicaux ou par une activité insuffisante. Affirmant eux-aussi que cette "cette réduction massive et programmée" des personnels médicaux et paramédicaux ne pouvait "qu'altérer la qualité des soins et réduire l'accès aux soins".

Précisons par ailleurs que les effectifs globaux de 1997 à 2007 sont restés globalement stables ces dernières années sur les postes médicaux.

Mais gardons le meilleur pour la fin ...

Rappelons que le budget de l'AP-HP qui ne dépendait jusqu'à présent que du Conseil de tutelle (ministères de la santé et du budget) devrait passer sous l'autorité de l'Agence Régionale de Santé (ARS).

Laquelle devra gérer l'enveloppe régionale budgétaire de l'ensemble des hôpitaux (AP-HP, public .... et privé). Cqfd ?

En effet, dans chaque région, les services déconcentrés de l'Etat et ceux de l'assurance maladie seront réunis au sein de la même entité.

"En absorbant au travers des ARS, des éléments de l'assurance maladie, l'Etat absorbe son contre-poids et supprime de fait un outil régulateur de sa politique de santé », estimait dès octobre 2008 le syndicat FO, y voyant "de véritables portes ouvertes à la privatisation, à la déréglementation et à l'augmentation du coût de la santé pour les assurés sociaux ".

Pour FO, l'Etat "nous invite" à un "jeu de déconstruction, tant des services déconcentrés de l'Etat (DDASS, DRASS), que de l'hôpital public et des services de l'assurance maladie et de son service médical". Or, pour le syndicat, "les conséquences de ce jeu ne sont pas envisagées de façon franche et sincère, mais prévisibles dans la mesure où tout mouvement d'étatisation conduit inévitablement à un mouvement de privatisation".

En mars dernier, des délégués syndicaux FO, SNFOCOS, CGT, CFE-CGC, CFTC avaient quant à eux affirmé que "la création des ARS s'apparente à une main basse des cotisations patronales et salariales par l'Etat qui déciderait, dans la pratique, seul de leur utilisation".

Sources : Associated Press, AP-HP, Santelog.com, News-assurance, Syndicats

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19:27 Publié dans Santé et Gouvernements | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook