Colonisation : Dossiers SOS JUSTICE

27/03/2010

La France : une colonie américaine ?

Par Nos Libertés le samedi 30 janvier 2010, 22:02 - Lien permanent


Le colonialisme américain
Mis en ligne par l’excellent site FrenchCarcan


Par Julien, pour le collectif "Nos Libertés", le 30 janvier 2010

Dans les années 70, il était encore possible de voir, parfois, quelques débats intéressants diffusés sur la télévision publique. Mais depuis 1976 (date de cette émission), la colonisation économique et culturelle de notre pays par les Américains a progressé à grand pas. Mc Donald a augmenté sa présence sur le sol français de 113 000 %, passant d’un établissement à 1 135 vendeurs de « malbouffe» en 2009. Le premier Mc Donald dans le monde, en terme de chiffre d’affaires, est celui des Champs-Élysées. Le marché français est le deuxième plus rentable, juste derrière les États-Unis. Quelle fierté, pour le pays de la gastronomie, d’être dans les premiers, pour ce qui est de la soumission à l’empire et le reniement de sa propre culture… Officiellement, le réactionnaire est un con, qui ne s’adapte pas bien à la destruction de son pays, de sa culture. Alors, pour que le « business » de la destruction puisse continuer tranquillement, on trouvera au réactionnaire un bouc émissaire : le fumeur, le musulman, le catholique, le juif, le noir, Nicolas Sarkozy, etc.




Par exemple, on interdira le tabac dans les bistrots, avec des études financées par Pfizer et GlaxoSmithKline et on s’étonnera de la disparition des zincs à la française, qui sont passés de 200 000 à moins de 40 000 en l’espace de 40 ans. On donnera une TVA à 5,5 % pour les « mange-rapide » et on laissera les bistrots se débrouiller avec une TVA à 19,6 %. Si nécessaire, on achètera le syndicat des bistrotiers, pour qu’il ne fasse pas trop de bruit, lorsque les lois nouvelles permettront le nouveau « business », comprendre la nouvelle destruction. On appellera cela la modernité. Une modernité qui tombe du ciel ? Mais d’où vient cette modernité que l’on nous impose ? De Neptune, de Mars, des envahisseurs, des Anglais, des colons États-Uniens, des francs-maçons ? La modernité porte un nom bien réel : multinationale, empire, trust, cartel, toujours plus gros. Ces multinationales qui ont fabriqué une Europe sur mesure, où les politiques gesticulent pour la galerie, tout en exécutant les décrets, les traités décidés par d’autres. Et on fera croire au peuple que l’État, devenu mondial, est encore français, même si on parle en anglais au ministère des Finances. On fera croire au peuple que de passer de 200 000 bistrots à 40 000 n’a aucune incidence sur la vie en société. Bien plus simple : on n’abordera pas ce sujet, bien trop réactionnaire pour un moderne bon teint, autorisé à parler aux masses. On fera croire au peuple français que le zinc est ringard et doit être vite jeter aux oubliettes, au profit du « mange-rapide ». On fera croire au peuple français que les scientifiques ont découvert que l’explosion des cancers des poumons, due principalement au nucléaire, est due à une plante que l’on fume depuis quatre siècles en Europe. Les scientifiques le disent, alors c’est la preuve ! On fera croire au peuple français que l’interdiction de l’alcool est une décision d’un État qui s’occupe du bien commun, sans aucun rapport avec la prohibition états-unienne des années 1920, ou l’hygiénisme du XIXe siècle. On fera croire au peuple français que la destruction des liens sociaux par la modernité est une avancée sociale, au nom de l’efficacité, de la rentabilité, du progrès. On fera croire au peuple français que des individus sans aucuns liens avec les autres et croyants être entourés de terroristes est une société tout à fait normale, qu’on ne peut rien rêver de mieux comme projet de société. On appellera ce projet de société, ce « progrès », cette modernité : évolution naturelle de la société.



On fera croire au peuple français qu’une société sécuritaire est un progrès pour leur bien. On détruira toutes les libertés, au nom du bien du peuple. Alors que la liberté est le bien le plus important d’un non-esclave, d’un franc. Sa liberté est le garant d’une vie d’homme libre, sans l’autorité d’un despote, qu’il s’appelle multinationale, seigneur, patron, sécurité routière, État ou OMS. Mais, les bien-pensants seront contents de ne plus avoir à penser et d'avoir remplacé l'Église par l'État comme rampe d'escalier, comme guide. Les bien-pensants seront contents de ne plus avoir de choix à faire, de ne plus avoir de liberté et d'être réduit à l'état de robot humain. Les bien-pensants s’autopersuaderont que leur culture c’est le sushi, le « lounge bar », l’iPhone et « loft story ». Les bien-pensants se persuaderont que porter un gilet jaune n’est pas une injure à leur dignité. Les bien-pensants ne s’étonneront pas que 35 000 boucheries disparaissent en moins de 30 ans. Ils se persuaderont que la disparition de ce lien social n’a aucun rapport avec la vie en France, que parler à des machines ou à des esclaves est le summum du progrès. On organisera un faux débat sur l'identité qu'on appellera identité nationale, au lieu d'identité française. Dans ce faux débat, on parlera d'immigration et de burqa, mais à aucun moment on effleurera le sujet de la destruction de 160 000 bistrots en l'espace de 40 ans, remplacés par des « mange-rapide », des supermarchés, des magasins franchisés et des banques. Car, il faut que les affaires continuent. Dans ce faux débat on évitera soigneusement de parler de ceux qui dictent leurs lois aux communicants politiques, via :


- La Commission Européenne
- L’OMS
- L’OMC
- Le FMI
- La Banque Mondiale
- Le Codex Alimentarius
- L’AIEA
- L’AIE
- La FDA
- Le CFR
- La Trilatérale
- Le Groupe de Bilderberg
- The European Round Table
- Le CSR Europe
- La Fondation Ditchley
- Le Center for European Policy Studies
- Friends of Europe
- Le Comité européen de la Chambre américaine du commerce
- The TransAtlantique Business Dialog



On fera construire des prisons par Bouygues, qui investit dans un « business » d’avenir. Après les prisons mentales (TF1), pourquoi pas les vraies prisons ? C’est, somme toute, logique. Plus il y aura de violence, plus il y aura de l’avenir pour les prisons de Bouygues, le constructeur de la modernité, le destructeur des traditions et des cultures, le libre constructeur, ou franc-maçon. Mais, personne ne s’étonnera de ce lien, personne ne s’étonnera de ce modèle de société, le camp de concentration. Le peuple français continuera à regarder sa télévision, en espérant qu’un sauveur arrive soudainement à l’écran pour le sauver de ceux qui ont construit cette société : les propriétaires de l’écran qu’ils regardent. Le peuple français croira que les révolutionnaires crédibles passent à la télévision chez Michel Drucker, puisqu’il vit dans une société « démocratique ». On fera croire au peuple français que le nazisme était un accident de l’histoire, du à un étrange individu et que cet accident n’a aucun rapport avec la société de 2010. On construira des usines à soigner (hôpitaux) incapables de guérir le moindre cancer et on appellera cela le progrès de la médecine. On fera croire au peuple français que le cannabis est interdit, parce qu'il est dangereux et pas parce que c’est une plante médicinale mortelle pour l’industrie pharmaceutique des brevets, des monopoles. On fera croire au peuple français que la vente aux privés de son bien, les privatisations, est une bonne chose pour son avenir. On lui fera croire que la délocalisation en Chine n'est pas un choix de nos dirigeants financiers, mais une fatalité. On fera croire au peuple français que les péages font partie de la modernité et pas de la féodalité . On lui fera croire que gérer ses rapports avec les autres par l'intermédiaire d’un ordinateur ne transformera pas son pays en une horde de robots déshumanisés.



Le peuple français oubliera que ses ancêtres étaient avant tout des paysans qui, bien que peu instruits, étaient beaucoup moins cons que les Français de 2010. Le peuple français croira que financer avec son argent des multinationales n’a pas de rapport avec la destruction de son pays, des libertés, des fraternités, des cultures, des diversités, des dissidences. Le peuple français oubliera que le principal atout du paysan pour ne pas dépendre du seigneur était l’autonomie : alimentaire, sanitaire, énergétique, culturelle, intellectuelle. Le peuple français ne verra pas que le seigneur s’appelle aujourd’hui l’État-multinationale et continuera à zapper sur sa télévision grand écran plasma, en espérant une vie meilleure. Et pour ceux qui veulent des coupables, on en trouvera des tout prêts : les méchants musulmans, importés par le patronat français et parqués dans des camps de concentration en béton (HLM ou prison), fabriqués par le roi du béton (Bouygues).




TF1 : audition de Bouygues en 1987
envoyé par ricar_mm


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