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10/01/2010

Et l'enquête sur l'OMS dans tout cela ?

Anne Jeanblanc

Publié le 08/01/2010 à 17:00 Le Point.fr

Grippe A (H1N1) : une enquête européenne sur les relations entre industrie pharmaceutique et autorités sanitaires ?

AJ avec APM


Les laboratoires pharmaceutiques auraient-ils noirci le tableau ? © Michael Rosenfeld/Science Faction/Corbis


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Alors que l'épidémie de grippe A (H1N1) se calme, la fièvre monte de plus en plus chez les responsables politiques. Jeudi, les parlementaires du Conseil de l'Europe ont signé une proposition de recommandation demandant une enquête sur l'influence qu'aurait eue l'industrie pharmaceutique sur les autorités sanitaires dans la gestion de cette épidémie. La socialiste britannique Christine McAfferty (présidente de la commission des affaires sociales, sanitaires et familiales de l'Assemblée parlementaire du Conseil) a fait inscrire à l'ordre du jour de la prochaine session parlementaire - dans le cadre d'une procédure d'urgence - une demande de débat sur le thème "fausses pandémies : une menace pour la santé". Cette demande sera soumise lundi 25 janvier au bureau de l'Assemblée.

Cette démarche suit le dépôt, effectué le 18 décembre 2009 par un groupe de quatorze parlementaires du Conseil de l'Europe - mené par l'Allemand Wolfgang Wodarg (SPD), président du sous-comité à la santé -, d'une proposition de recommandation reprenant le même intitulé. On peut y lire que les laboratoires pharmaceutiques "ont influencé les scientifiques et les autorités responsables des normes de santé publique" pour "promouvoir leurs médicaments brevetés et leurs vaccins contre la grippe". Les signataires jugent que les industriels "ont incité à gaspiller les ressources - déjà peu abondantes - destinées aux soins de santé en faveur de stratégies de vaccination inefficaces". "Le soin de définir une pandémie alarmante ne doit pas être soumis à l'influence des marchands de médicaments", poursuit la proposition.

Selon la porte-parole de l'Assemblée parlementaire du Conseil, cette proposition n'a pas encore été évaluée par le bureau du Parlement. Si elle devait être validée, cette recommandation donnerait lieu à la rédaction d'un rapport qui ne serait pas finalisé avant quelques mois. Enfin, il ne faut pas oublier que les recommandations ne sont pas contraignantes pour les États membres. Il n'empêche, la polémique n'est pas près de s'éteindre. Le problème avait déjà été soulevé dans Le Point du 29 octobre 2009 ( Grippe A, le contrat que Roselyne Bachelot nous cache ).

http://www.lepoint.fr/actualites-sciences-sante/2010-01-0...