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14/04/2010

Pollution :Des pubertés de plus en plus précoces chez les filles

Les effets de la pollution sur nos filles ! Qu'attendent les multinaltionales pour arrêter cela ? Ensuite elles feront porter la responsabilité de la pollution de la planète à l'homme !


Publié le 12/04/2010 à 18:26 - Modifié le 12/04/2010 à 18:40

Des pubertés de plus en plus précoces chez les filles

Par Anne Jeanblanc

Des pubertés de plus en plus précoces chez les filles

Il existe des "épidémies" de puberté très précoce © Emma Shervington/Corbis

Une étude américaine vient de montrer la présence de taux élevés de trois classes de produits chimiques polluants de l'environnement - les phénols, les phtalates et les phytoestrogènes, qui ont des effets endocriniens notoires - dans les urines de fillettes de 8 à 9 ans. "Ces taux peuvent perturber le développement pubertaire et entraîner un risque de complication plus tard dans la vie et notamment de cancer du sein", affirme dans le Quotidien du médecin le Pr Charles Sultan, chef de service en endocrinologie pédiatrie au CHU de Montpellier. Selon lui, la précocité pubertaire est, d'ailleurs, un problème qui préoccupe beaucoup les pédiatres à l'heure actuelle. Dans certaines régions, il existe même des "épidémies" de puberté, qui débute vers les âges de 8 à 9 ans.

L'étude a été menée chez plus de 1.100 petites filles, vivant dans trois régions différentes des États-Unis. Des mesures de 19 métabolites urinaires des trois classes de produits - phénols, phtalates et phytoestrogènes - ont été réalisées une première fois alors qu'elles étaient âgées de 6 à 8 ans, puis une deuxième fois un an plus tard, alors qu'elles avaient entre 7 et 9 ans. Pour les auteurs de ce travail, Mary Wolff et son équipe du Breast Cancer and Environmental Research Centers, les biomarqueurs de l'environnement sont détectés dans la plupart des échantillons urinaires. Et les concentrations maximales se situent à des niveaux qui entraînent des effets expérimentalement.

Ces composés sont stockés pendant des années dans les tissus adipeux. Pour le Pr Charles Sultan, "c'est préoccupant, car si des taux semblables sont rencontrés chez des individus aussi jeunes, ils sont susceptibles d'augmenter avec le temps. Et la "fenêtre de susceptibilité" biologique à ces produits tend à s'agrandir, car, si l'âge du début du développement des seins est plus précoce, celui des premières règles n'a pas beaucoup varié." Le spécialiste précise, dans le Quotidien, que cette enquête fournit des arguments très forts pour proposer une réduction, sinon une interdiction, des polluants en général et des pesticides en particulier, dont l'impact sur l'équilibre endocrinien est véritablement a priori préoccupant.

Le Point

 

18:17 Publié dans Santé et Gouvernements | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

L'Organisation mondiale de la santé a admis lundi des manquements dans la gestion de la pandémie de grippe A (H1N1).

Trop peu de communication ? Et les campagnes médiatiques terroristes pour infuser la peur et diffusées non stop par les médias et les politiques on en fait quoi ? On se moque de qui ?

Nous avions raison n'est-ce pas ?


Publié le 13/04/2010 à 14:34 - Modifié le 13/04/2010 à 17:52

AJ avec l'Agence de presse médicale

GRIPPE A - L'OMS admet des manquements dans la gestion de la pandémie

Trop peu de communication sur les incertitudes © Gilles Stephane / Abaca


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L'Organisation mondiale de la santé a admis lundi des manquements dans la gestion de la pandémie de grippe A (H1N1). Auditionné par un comité de 29 experts, venant de 28 pays et chargé d'évaluer pendant trois jours la manière dont l'OMS a géré la pandémie de grippe A (H1N1), le Dr Keiji Fukuda, conseiller spécial sur la pandémie auprès de la directrice générale de l'OMS, a reconnu certaines erreurs. "La réalité est qu'il existe une quantité énorme d'incertitudes [dans une pandémie]. Je pense que nous n'avons pas communiqué sur ces incertitudes. Cela a été interprété par beaucoup comme un processus non transparent", a-t-il déclaré.

Le virus de la grippe aviaire A (H5N1), qui a tué 60 % de ceux infectés depuis 2003, "a injecté un haut niveau de craintes à propos de la prochaine pandémie", selon lui. Il a été difficile de répondre aux demandes publiques en formulant des recommandations sur la grippe porcine A (H1N1), alors que le virus se propageait rapidement à travers les frontières et que des blogs et d'autres nouveaux médias diffusaient des spéculations et des critiques, a ajouté le spécialiste. Pour mémoire, le 25 avril 2009, l'OMS faisait état de centaines de personnes touchées par la grippe H1N1 au Mexique et mettait en garde contre "le potentiel pandémique" du nouveau virus. Or, finalement, la grippe A (H1N1) a fait beaucoup moins de morts que la grippe saisonnière.


Le Dr Fukuda a également souligné que le fait qu'une seule dose de vaccin était finalement suffisante d'un point de vue immunitaire avait constitué une grosse surprise, alors que la plupart des planifications avaient été construites autour de deux doses. Il a enfin évoqué "la confusion sur les phases et le niveau de sévérité [qui] reste une question contrariante", en faisant référence à l'échelle de l'OMS sur les pandémies de grippes à six niveaux qui prend en compte la propagation géographique du virus, mais pas sa sévérité. L'OMS a essayé de rattraper la mesure quantitative de la sévérité de la pandémie en utilisant les taux de décès. Mais "de nombreux pays n'ont pas vraiment la capacité de déterminer de manière fiable la sévérité du virus", a précisé l'un des 29 experts du comité d'évaluation.