Dossiers SOS JUSTICE : Archives

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09/12/2009

Mega Scandale à l'OMS ?

Mega Corruption Scandal At The WHO
By F. William Engdahl
Author of Full Spectrum Dominance:
Totalitarian Democracy in the New World Order
12-9-9

 

MEGA SCANDALE DE CORRUPTION A L’OMS ?


F. William Engdahl, O9.12.2009
http://www.rense.com/general88/megawho.htm (Notes et extraits)

 

Au cours d’une interview réalisée par le magazine allemand DER SPIEGEL, l’épidémiologiste Tom JEFFERSON de la Collaboration Cochrane, (1) organisation de scientifiques indépendants, ayant évalué toutes les études réalisées sur la grippe, a pu mettre en valeur les diverses implications de la privatisation de l’OMS, ainsi que de la commercialisation de la science :


« Une des caractéristiques extraordinaires de cette grippe – et de toute la saga de la grippe – est qu’il existe des personnages qui , année après année, font des prédictions, et que ces prédictions s’avèrent être chaque fois plus catastrophiques. A ce jour, aucune de ces prédictions ne se sont en fait réalisées et ces gens continuent à faire ces prédictions.

Prenons l’exemple de la grippe aviaire qui était sensée nous tuer tous. Il ne s’est rien passé. Mais rien n’empêche ces gens de toujours continuer à formuler leurs prédictions. Parfois vous avez comme l’impression qu’il y a toute une industrie qui attend qu’une pandémie éclate.


SPIEGEL : De qui parlez-vous ? L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ?


JEFFERSON : De l’OMS, des officiels de Santé Publique et des compagnies pharmaceutiques. Ce sont eux qui ont construit cet appareil au sujet d’une pandémie imminente. Des sommes colossales d’argent sont en cause, de même que des carrières et des institutions entières !

Tout ce qui était nécessaire c’était qu’un de ces virus puisse muter pour pouvoir mettre la machine en route.


Quand on lui a demandé si l’OMS avait délibérément déclaré l’état d’urgence pour la pandémie afin de pouvoir créer un gigantesque marché pour les vaccins H1N1, ainsi que pour les médicaments, Jefferson a répondu :


Ne pensez-vous pas qu’il y a quelque chose de remarquable dans le fait que l’ OMS ait modifié sa définition de la pandémie ? La définition classique parlait d’un nouveau virus, qui se répandait rapidement, pour lequel n’existait aucune immunité et qui provoquait un taux élevé de morbidité et de mortalité, aujourd’hui les deux derniers points ont été supprimés et c’est de cette manière que la grippe porcine a pu recevoir la définition de pandémie.

D’une manière assez commode, l’OMS a publié sa nouvelle définition de la pandémie en avril 2009, tout juste à temps pour lui permettre, sur l’avis de SAGE et d’autres comme Albert Osterhaus (« Docteur grippe ») et David Salisbury, de déclarer les cas bénins surnommés grippe H1N1 A comme relevant de l’urgence pandémique.


IGOR BARINOW, parlementaire russe et Président de la Duma (Comité de Santé Publique) a interpellé l’ambassadeur russe auprès de l’Organisation de la Santé à Genève pour qu’une enquête officielle soit lancée par rapport aux témoignages et preuves qui se multiplient par rapport à une corruption massive au sein de l’OMS. «  Il est urgent qu’une commission internationale d’enquête puisse être mise sur pied. » a déclaré Barinow.


http://www.rense.com/general88/megawho.htm


(1) TOM JEFFERSON, épidémiologiste qui coordonne le Cochrane Vacccines Field and Direct Health Reviews (The Cochrane Collaboration), un groupe de recherches hautement respecté  qui se spécialise dans l’analyse des données de recherche dans le domaine médical. Tom Jefferson a vérifié des centaines d’études publiées sur la grippe et la vaccination.


«… Le jugement de Jefferson qui voit dans le phénomène A/H1N1 la mise en branle d’une gigantesque machine à engranger des profits »


Tom Jefferson

http://www.sceptique.ca/wp2/vaccination/tom-jefferson/

 


Brevet vaccin GrippeA/H1N1 du 8 janvier 2009

Comme ils sont prévoyants pour notre bien-être, n'est-ce pas ?

Les laboratoires pharmaceutiques doivent avoir des scientifiques dotés de dons de voyance pour pouvoir déterminer quand les virus imaginaires doivent se développer, où et comment ils doivent muter.

Après un premier Brevet accordé à Baxter en août 2008, en voici un autre qui date du 8 janvier 2009.
Soit 2 mois avant que la supposée pandémie n'éclate au Mexique en avril 2009.

Que pensez-vous de tout cela ?

1 er Brevet

Brevet BAXTER
Déposé le 28 août 2007 et obtenu le 31 août 2008


Baxter obtient les brevets d'application du vaccin
le 5 mars 2009

http://www.dossiers-sos-justice.com/archive/2009/10/05/gr...

 

2ème Brevet

Brevet Vaccin grippe A & B
United States Patent Application Genetically Engeneered Swine Influenza Virus
Du 08-01-2009

Brevet vaccin - 22988040-United-States-Patent-Application-Genetically-Engeneered-Swine-Influenza-Virus-and-Uses-Thereof du 06-02-2008.pdf

 

Brevet Vaccin 22988040 United States Patent Application Genetically Engeneered Swine Influenza Virus and Us...

 

 

Patrick Pelloux et la GrippeA/H1N1

"Hier soir, il n’y avait pas une place de disponible en réanimation sur l’Ile-de-France ! " (Patrick Pelloux)

Marc Fauvelle - 29 octobre 2009

La grippe saisonnière ne s’est visiblement pas encore installée en France et pourtant les cabinets des généralistes et les salles d’attente des urgences ne désemplissent pas, au contraire. A l’origine de ce coup de feu, la propagation de plus en plus rapide du virus H1N1, qui représenterait en ce moment entre 80% et 100% des cas de grippe. Sur le terrain, le professionnels de santé ont du mal à faire face. Patrick Pelloux, le président de l’Association des médecins urgentistes de France (AMUF), dénonce un manque cruel d’anticipation.

Patrick Pelloux répondait ce matin à Marc Fauvelle. (4'25")

Nous sommes en présence d’une épidémie qui n’est "pas grave" mais dont "tout le monde en a peur".

Résultat, "+ 50% d’appels au SAMU" et des services d’urgences saturés. "Hier soir, il n’y avait pas une place de disponible en réanimation sur l’Ile-de-France !", se désole le président de l’AMUF, qui pense à "tous les malades", y compris ceux qui souffrent d’autres pathologies que celle de la grippe A.

"Non, les hôpitaux ne sont pas prêts", affirme Patrick Peloux. Pourtant, "des lits, il y en a mais ils ne sont pas ouverts faute de personnel".

En cause selon lui, un vrai "problème d’anticipation" de la part des autorités publiques.

http://www.france-info.com/chroniques-le-plus-france-info...


 

Signer la pétition pour soutenir les élèves infirmiers contre les réquisitions

Date de création : 02/11/2009
Date de cloture : 31/12/2009

Auteur : Étudiants Infirmiers Promotion 2007/2010



A l'attention de : Madame La Ministre de La Santé



Cette lettre est un travail commun des élèves de 3éme année des instituts de formation en soins infirmiers (IFSI) de la Loire, mais transcrit aussi l’opinion de nombreux autres IFSI de France. Elle s’appuie également sur les textes en vigueur régissant notre formation et notre future profession.

Dans le cadre du plan de vaccination en prévention de la grippe AH1N1, notre directeur nous a transmis les directives du ministère de la santé concernant le recrutement des élèves infirmiers dans la mise en application de cette vaste campagne de vaccination.

Sur la base du volontariat, ceux qui le souhaitaient ont pu s’inscrire sur une liste et ainsi s’engager à être mobilisés en cas de besoin. On nous a informés par ailleurs que s’il n’y avait pas assez de volontaires, nous serions réquisitionnés selon les besoins sanitaires.

Beaucoup d’entre nous partagent une opinion méfiante sur les réelles motivations qui ont poussées notre gouvernement à mettre en place une action d’une telle ampleur. Mais cette lettre n’est pas là pour débattre ni de l’utilité du vaccin, ni des choix du gouvernement dans le domaine de la santé, ni des lobbies pharmaceutiques et de leur éthique que nous sommes loin de tous partager.

Certes il est vrai qu’un risque d’épidémie existe et nous avons la chance d’être dans un pays qui a les moyens de mettre en place des solutions de prévention. Mais si le gouvernement souhaite que nous adhérions et collaborions à ce projet, il faudrait qu’il revoit les moyens mis en place nous impliquant.

Tout d’abord, étant en dernière année de formation, nous devons valider divers examens théoriques et pratiques assez conséquents, demandant une présence assidue et indispensable en stage et à l’IFSI. Or selon les instructions ministérielles nous serions apparemment réquisitionnées sur ces temps dédiés à l’apprentissage de notre futur métier. Cette formation mobilisant beaucoup d’énergie et d’implication personnelle, il nous semble difficilement envisageable de nous demander une charge de travail supplémentaire dans des centres de vaccinations. Sachant, de plus, que nous devons aussi nous consacrer à la construction et la rédaction d’un mémoire que nous avons à rendre pour juin et qui rentre en compte dans la validation de notre examen final.

Ce qui nous pose également question est la manière peu délicate avec laquelle on semble ne pas être reconnu pour ces services qui seront rendus. On sent dans les propos de notre ministre peser l’héritage de nos ancêtres bonnes sœurs, charitables, travaillant jours et nuits avec pour seule rémunération le paradis. Or aujourd’hui, 21ème siècle, les choses ont changé. Durant notre apprentissage nous acceptons, encore, d’être indemnisés entre 90 et 160 euros pour un mois de stage (mais ne vous inquiétez pas, cette lettre n’est pas là non plus pour débattre de nos indemnités de stages, toutes juste bonnes à remplir le réservoir de notre voiture pour se rendre à l’hôpital, encore merci !). Le souci est que dans le cadre de cette campagne on nous demande d’être productif. Ce n’est donc plus de la formation mais un « réel » travail qui mérite donc d’être reconnu comme tel. Nous demandons donc, dans ce cas, d’être considérés au même titre que des infirmiers, car à travail égal, salaire égal. Le problème est que si nous sommes dans un centre de vaccination pendant nos heures de cours ou pendant nos heures de stage nous ne seront pas rémunérés.

Enfin le dernier point de discorde est la réquisition. En effet beaucoup d’entre nous s’interrogent sur le vaccin en lui-même, la manière dont est menée cette campagne (préparation et injection faites par deux personnes différentes, les informations médiatiques contradictoires causant le trouble dans de nombreux esprits…), sans compter le sentiment d’injustice induit par ce qui est développé ci-dessus. Peu se sont donc inscrit sur les listes de volontaires, ce qui se traduit par la réquisition de tous les élèves de 3éme année des IFSI de la Loire. Or cela nous parait difficile d’aller prodiguer des gestes sans l’accord de notre cerveau. Car voyez-vous, cela fait deux ans que l’on nous apprend à faire fonctionner les deux en même temps, et l’on ne peut soigner efficacement et intelligemment sans attacher du sens à nos actes, comme nous avons pu le vérifier tout au long de notre formation.

En conclusion, nous demandons, Madame La Ministre, que notre travail soit reconnu à sa juste valeur et que les conditions du volontariat et de la réquisition soient revues en fonction des impératifs de notre formation et respectent les valeurs et les opinions de tous (c'est-à-dire pas de réquisition pour ceux qui ne le souhaitent pas). Si le gouvernement manque de volontaires pour mener cette campagne, pourquoi n’embauche-t-il pas des infirmiers intérimaires, et pourquoi ne pas réquisitionner les infirmiers travaillant pour l’armée ?

Sachant que nous sommes tout à fait prêts à apporter notre aide aux services de soins en cas d’épidémie avérée.

Nous vous remercions de prendre note de ces propos et d’agir en conséquence, pour que notre collaboration avec les autorités sanitaires concernant cette campagne de vaccination se fasse dans de bonnes conditions, et pour que les futurs professionnels que nous sommes puissent être en accord avec les décisions qui les concernent. Ainsi nous pourrons travailler ensemble et de manière constructive, aujourd’hui et dans le futur.

Signez la pétition :


Campagne de vaccination contre la grippe A H1N1, la réquisition vue par les étudiants infirmiers

A l’heure où les préfets réquisitionnent des étudiants infirmiers de 3ème année et des cadres formateurs en IFSI (Institut de Formation en Soins Infirmiers), de nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer cette mesure juridique et évoquent même une éventuelle désobéissance civile.


En effet, des pétitions circulent sur internet comme celle des étudiants infirmiers de la Loire adressée à Madame Bachelot, Ministre de la santé et des sports 1.


Cette pétition met en cause la nécessité et la légitimité d’un tel dispositif mais critique également le mode opératoire et la méthode. Les étudiants des IFSI de la Loire mais pas seulement, dénoncent une telle réquisition dans une troisième année charnière et déjà bien chargée entre évaluations théoriques, pratiques et mémoire de fin d’études.

Ils dénoncent aussi le fait de ne pas être rémunéré dans le cadre de la réquisition (considérée comme un stage de santé publique) en rappelant qu’au 21ème siècle les infirmières et par extension les étudiants infirmières ne sont plus des bonnes sœurs.


Sur de nombreux forums d’étudiants infirmiers, la polémique enfle et les étudiants expriment de vraies inquiétudes face à cette réquisition et à ses possibles conséquences.


Le manque de recul sur les éventuels effets secondaires du vaccin et notamment du squalène contenu dans l’adjuvant bien que l’AFSSAPS ne note aucun effet secondaire majeur et prévalent à l’heure actuelle2 ou encore le fait que la personne qui prépare ne soit pas celle qui injecte ce qui est contraire aux recommandations professionnelles sont autant de questionnements éthiques soulevés par les étudiants.
Il faut d’ailleurs noter qu’une grande majorité d’étudiants infirmiers, tout comme leurs pairs, ne sont pas vaccinés contre la grippe A ni même contre la grippe saisonnière malgré des exhortations ministérielles et institutionnelles massives.

Certains étudiants soulignent malgré tout la belle expérience humaine que cela représente et l’expérience supplémentaire qu’il est possible d’acquérir à travers cette campagne.


C’est donc dans un contexte relativement difficile et explosif qu’intervient la réquisition par les préfets forcée par le manque évident de volontaires, professionnels ou étudiants, qui non seulement ne veulent pas se faire vacciner mais ne veulent pas non plus vacciner la population contre une grippe qu’ils considèrent comme très contagieuse mais peu dangereuse en général.


Rappelons que la réquisition est un acte légal (art. L.3131-8 du CSP) par lequel une autorité exige un service ou un bien d’une personne ou d’un groupe de personnes, elle peut être « volontaire » ou « forcée », dans ce cas là, des poursuites judiciaires peuvent être engagées en cas d’inexécution de l’ordre donné, cependant la réquisition apporte également une couverture assurantielle et juridique renforcée par l’état.


Cette réquisition, en vertu de la loi du 5 mars 2007 sur la préparation du système de santé aux menaces sanitaires de grande ampleur prévoyant un dispositif dénommé "plan blanc élargi", des étudiants infirmiers dans le cadre de la pandémie de grippe A H1N1 a pour but « de miser sur le potentiel étudiant pour préserver l’offre de soins en période de tension » 3.

Cette période de tension s’explique par la contagiosité importante de ce virus (augmentation de 80% des consultations aux urgences pédiatriques, + 55% de consultations chez les médecins généralistes, + 22% aux urgences adultes4 s’ajoutant à la pénurie infirmière et médicale actuelle en France mais aussi aux restructurations liées à la nouvelle gouvernance du plan Hôpital 2007 et plus récemment à la loi HPST (hôpital, santé, patient, territoire).


Chez les cadres formateurs, les réquisitions, dans une période difficile avec le chevauchement du programme 1992 et du programme 2009 et l’investissement supplémentaire qu’il induit avec la multiplication d’activités pédagogiques encadrées (plus de travaux dirigés et des travaux personnels guidés), est aussi plutôt mal vécue.

C’est donc les étudiants infirmiers de 3ème année (ayant validé la deuxième année de formation) et les cadres formateurs en IFSI qui se retrouvent en première ligne de ces réquisitions comme le stipule l’arrêté ministériel du 4 Novembre 2009 toutefois cette éventualité avait été évoquée dès début octobre par le ministère.


Ces réquisitions, qui se passent par vacations de 4 heures du lundi au samedi de 9h à 20h, imposent la présence de deux IDE (infirmiers diplômés d’état) et 2 deux ESI (Etudiants en soins infirmiers)  ainsi que d’un ou deux médecins et du personnel administratif par vacation.

Les modalités de réquisitions, qui dépendent des départements et des décisions préfectorales, sont donc inégales. A titre de comparaison, dans la Loire (42), les étudiants sont réquisitionnés pendant une semaine à raison de 8 heures par jour alors que dans le département des hauts de seine (92), les étudiants seront probablement réquisitionnés sur 1 à 2 vacations pour le mois.


Aux vues de ces éléments, cette mesure légale de réquisition pleinement ancrée dans la pratique infirmière risque donc d’être une première expérience professionnelle amère pour un certain nombre d’étudiants infirmiers à la veille du diplôme d’état.

Résumé : Alors que la circulation du virus s’intensifie en France, le ministère de la santé via les préfets a lancé les réquisitions des étudiants infirmiers de 3ème année et des cadres formateurs en IFSI pour la campagne de vaccination contre la grippe A H1N1.

Notes :

1. http://www.mesopinions.com/
2. Bulletin N°1 – Suivi de pharmacovigilance des vaccins grippaux A H1N1 du 09/11/2009
3. Document ministériel : Mobilisation des professionnels de santé datant du 01/10/2009
4. France info.fr daté du 29/10/2009

Mickael Perchoc
Etudiant en soins infirmiers – 3ème année
mickael.perchoc@gmail.com
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Paris, 16 novembre 2009

 


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Réquisitions des étudiants pour la vaccination

Réquisitions des étudiants pour la vaccination contre la grippe A : a-t-on déshabillé Pierre pour habiller Paul ?


Publié le 08/12/2009

 

Paris, le mardi 8 décembre 2009 – Parmi les principales mesures appliquées par le gouvernement pour accroître la fluidité dans les centres de vaccination contre la grippe A (H1N1), figurait la réquisition des internes en médecine et des étudiants en soins infirmiers. Si ces soignants en formation ont le plus souvent répondu à l’appel ce week-end, cela ne s’est cependant pas totalement fait sans heurt.

Cours annulés

Déjà, vendredi 4 décembre, sous les fenêtres du ministère de la Santé, la grogne faisait rage. Une centaine d’étudiants en soins infirmiers manifestaient avenue de Ségur pour protester contre les conditions de réquisition. Les difficultés logistiques auxquelles elles soumettent les futurs infirmiers ont ainsi été dénoncées. Dans un communiqué diffusé récemment, le syndicat Sud a ainsi notamment pointé du doigt le fait que certains étudiants en soins infirmiers soient parfois envoyés dans des centres fortement éloignés de leur domicile. Par ailleurs, la très mauvaise planification des réquisitions a été souvent dénoncée. D’autres voix se sont élevées pour s’interroger sur l’impact de cette participation à la campagne vaccinale quant au bon déroulement des études des futurs infirmiers. Ainsi, la CFDT regrette la « désorganisation dans les Instituts de formation en soins infirmiers (IFSI) et les suppressions de cours pour les étudiants de première et deuxième année ». De son côté, le syndicat national des professionnels infirmiers (SNPI) a déploré que des étudiants aient été « réquisitionnés à la veille de leurs examens », tandis que « des stages de mise en pratique (…) aient été annulés ».

On ne prend pas de gants

Mais au-delà de ces considérations qui ne prennent guère acte du fait que les pouvoirs publics tentent de répondre à une crise sanitaire globale, les syndicats et les étudiants ont également fait part de dysfonctionnements inquiétants au sein des centres mêmes. Ainsi, Sud n’a pu que dénoncer l’absence de « lavabos à proximité pour le lavage des mains » dans certains centres ou épinglé la pénurie de gants dans d’autres lieux. Le vice président du comité des étudiants infirmiers de Meaux dénonce pour sa part des défauts dans la supervision de leurs actes : « Quand il n’y a pas d’infirmiers, les médecins veulent bien nous superviser. Mais dans certains cas, il n’y en a même pas. Et quand on doit effectuer 600 vaccinations dans la même journée, on ne peut pas éviter les petites erreurs », explique Joël Droitcourt, tandis que le SNPI confirme qu’un nombre croissant d’accidents minimes est recensé (des erreurs de dose en majorité).

Illégalité ?

Du côté des internes, les inquiétudes et les dénonciations sont également nombreuses. Les mêmes critiques quant à une planification anarchique des réquisitions ont ainsi fusé ce week-end. « Les jours ne correspondent pas du tout aux plannings des services, pourtant communiqués à la DDASS » observe ainsi Youri Yordanov, du Syndicat des internes des hôpitaux de Paris (SIHP). Les étudiants en médecine sont en outre eux aussi confrontés à quelques dilemmes ayant à trait à leur responsabilité légale. Dans certains cas en effet, ils doivent réaliser des injections alors qu’ils sont censés limiter leur participation à l’entretien de prévaccination. « Ce n’est pas légal », remarque Youri Yordanov.

Laissez-nous soigner les vrais malades

Outre ces difficultés logistiques, les jeunes praticiens ont tenu à souligner combien certaines réquisitions semblaient mettre en danger la sécurité des soins hospitaliers. La situation d’un interne en chirurgie vasculaire à l’Hôpital Saint Joseph à Paris a ainsi fait grand bruit : William Mamane a indiqué avoir été réquisitionné alors qu’il était d’astreinte et qu’il devait participer à une intervention en urgence. « On a affecté un chirurgien viscéral pour aider le chirurgien senior pendant cette opération. C'est comme si on envoyait un plombier aider un serrurier. Du coup s'il y a une péritonite ou une appendicite à opérer d'urgence, le chirurgien viscéral est occupé à déboucher une veine dans le service d'à-côté » a remarqué l’interne. Dans d’autres cas, les internes ont été appelés alors que les centres de vaccination étaient suffisamment pourvus, tandis que dans les hôpitaux la tension ne faisait que croître. Face à ces différents dysfonctionnements, le président du SIHP a lancé un appel aux pouvoirs publics : « Nous sommes d'accord pour vacciner, mais pas pour désorganiser le fonctionnement des hôpitaux, et faire courir un danger majeur à des patients manifestement malades, pour une vaccination contre un danger bien plus hypothétique ».

Ajustements

Roselyne Bachelot a souligné ce matin, comme elle l’avait déjà fait ce week-end, qu’il n’était nullement question de susciter la « désorganisation » au sein des hôpitaux. Elle a indiqué qu’avaient été rappelées par une circulaire les conditions de réquisition des personnels hospitaliers : c’est au directeur d’établissement d’indiquer les noms des soignants éventuellement disponibles, qui doivent préférablement faire partie de services à « spécialité froide » a indiqué Roselyne Bachelot, interrogée par France Inter ce mardi 8 décembre. De son côté, Didier Houssin a affirmé que le dispositif était en train d’être « ajusté » et qu’un message avait été envoyé aux directeurs des CHU afin que les réquisitions soient réalisées avec « discernement ». Il a par ailleurs été précisé que les réquisitions ne devraient pas excéder deux vaccations par semaine.

2 145 774 personnes vaccinées

Entraînant parfois quelques difficultés, la participation des étudiants semble cependant avoir payé dans les centres où la fluidité a paru partout rétablie ce week-end. Dans les 791 centres ouverts ce samedi 5 décembre, 143 847 personnes ont été vaccinées, tandis que dimanche, dans les 197 centres fonctionnant (principalement en Ile de France) 35 963 candidats à la vaccination ont pu être satisfaits. Au total, 2 145 774 personnes ont reçu à ce jour un vaccin contre la grippe A (H1N1) en France, tandis que 118 décès ont été déplorés en métropole.

 

A.H.