05/06/2010
France : Vous avez dit dictature ?
En voici la preuve ici !
04.06.2010
Après l'hyper présidence, la « monocratie » fait manger son chapeau aux Sénateurs !
La Défenseure des enfants "ne comprend pas" le revirement du Sénat au sujet de sa fonction.
Nicolas Sarkozy n'aime guère ce qui est indépendant. L'hyper présidence, par définition, se marie mal avec ce qui pourrait s'opposer à elle. On a vu ce qu'il en est devenu de l'hyper Parlement. Malgré la réforme constitutionnelle qui en principe revalorise son rôle, le quinquennat limite en réalité les initiatives des députés dont la réélection sera faite dans la foulée de celle du président. Qui étaient, jusqu'ici, les principaux opposants : pas le PS, perdu dans ses débats internes ni François Bayrou qui, même s'il s'en défend, semble être passé de la dénonciation de « l'abus de pouvoir » du système Sarkozy, à un possible allié de celui qu'il stigmatisait l'avant-veille avec éloquence. Non, les seuls contrepouvoirs étaient les institutions indépendantes, Philippe Séguin ayant su imposer la Cour des comptes comme un vrai contrepoids à l'exécutif, à l'égal du Conseil constitutionnel qui a retoqué le projet de taxe carbone.
Mais Nicolas Sarkozy n'aime guère l'indépendance, ni les juges, ni la HALDE, ni la Cour des Comptes.
Après le juge d'instruction - indépendant - qu'il entend faire disparaître, il a prévu grâce à un tour de bonneteau, non pas, bien sûr de faire disparaître ces autorités indépendantes mais de les regrouper sous la houlette d'un «défenseur des libertés», dont le périmètre d'action a été pour l'occasion revu à la baisse. Certaines de ces Hautes autorités auraient semble-t-il réussi à «sauver leur peau». Le «défenseur des libertés» ne se verrait attribuer que les fonctions jusqu'ici dévolues au médiateur, au défenseur des enfants et la CNDS, qui est depuis longtemps dans le collimateur du ministère de l'intérieur et de l'administration pénitentiaire, car elle rend publics les abus des forces de sécurité. Nommés par le président de la République, ils ont tous fait grandement la preuve de leur indépendance.
Jeanette Bougrab récemment nommée à la HALDE avait promis un combat de "tigresse"
La Défenseure des enfants depuis 2006, Dominique Versini, et la présidente de la Halde Jeanette Bougrab récemment nommée ont mené une campagne de protestation, Mme Bougrab promettant un combat de "tigresse". Roger Beauvois, président de la CNDS, a également critiqué son rattachement. La nuit dernière, le Sénat qui, dans plusieurs rapports, avait su apprécier leur rôle, a été le théâtre d'un coup de force de l'exécutif sur le législatif, qualifié de "palinodie", "une scène presque pitoyable où on voit des élus accepter de manger leur chapeau", a déclaré Robert Badinter.
Devant les velléités d'indépendance du Sénat, Nicolas Sarkozy a envoyé son grand Vizir Claude Guéant pour remettre de l'ordre dans les rangs
Que s'est-il passé ? Infligeant un camouflet au gouvernement, le Sénat avait adopté mercredi à une majorité nette deux amendements retirant le Défenseur des enfants du périmètre du Défenseur des droits. Pendant la nuit Nicolas Sarkozy a envoyé son grand Vizir Claude Guéant pour remettre de l'ordre dans les rangs et intimer aux sénateurs de la majorité de faire marche arrière ! Et jeudi, le Sénat a fait volte-face sur cette question. La Défenseure des Enfants, Dominique Versini, a dénoncé vendredi un "déni de démocratie" après le vote du Sénat jeudi soir incluant sa fonction dans le périmètre du Défenseur des droits. "Il y a eu hier un déni de démocratie", a-t-elle déclaré sur France Info, en ajoutant: "nous sommes totalement réduits à l'impuissance, il faut que les citoyens le sachent".
Robert Badinter a dénoncé une "dérive constante "vers "une monocratie" où "l'essentiel des pouvoirs sont dans la main du président de la République".
Comment ne pas être d'accord avec Robert Badinter qui considère "que c'est un mauvais coup porté à la défense des droits des enfants", et "tout cela pour montrer que la majorité demeure unie". Le sénateur des Hauts-de-Seine a dénoncé une "dérive constante à laquelle on assiste depuis 2007" vers "une monocratie" où "l'essentiel des pouvoirs, législatif comme exécutif, sont dans la main du président de la République". "Nous avons un système dans lequel la volonté du souverain, le chef de l'exécutif, prévaut quand il s'agit de fronde, d'audace dissidente de certains parlementaires de sa majorité. Tout cela n'est pas sain pour une démocratie équilibrée".
http://jeanmarcelbouguereau.blogs.nouvelobs.com/archive/2...
20:47 Publié dans France, La dictature, Nicolas SARKÖZY de NAGY-BOCSA | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Grippe A : nouvelles accusations contre l'OMS
Vous remarquerez à la lecture de l'article ci-dessous que ce sont principalement des journalistes indépendants qui enquêtent sur la manière dont l'OMS a géré la soi-disant pandémie de la GrippeA/H1N1.
| 05.06.10 | 13h33 La première révèle que certains des experts ayant participé à la rédaction des lignes directrices de l'OMS face à une pandémie grippale ont reçu des rémunérations d'industriels pharmaceutiques - Roche et GlaxoSmithKline - impliqués dans la fabrication des médicaments ou des vaccins contre les virus grippaux.
Le second souligne un "manque de transparence" dans la gestion de la crise du H1N1 par l'OMS et les institutions publiques de santé, les accusant d'avoir "dilapidé une partie de la confiance que le public européen a dans ces organisations hautement réputées" et juge que "ce déclin de la confiance pourrait représenter un risque dans le futur".
Un an après l'annonce, le 11 mai 2009, par Margaret Chan du début de la pandémie grippale, beaucoup des gouvernements occidentaux se retrouvent avec des stocks inemployés de médicaments antiviraux et de vaccins contre le nouveau virus A (H1N1), commandés au prix fort, tandis que dans le même temps, la banque JP Morgan estime que les ventes des vaccins antipandémiques ont rapporté entre 7 et 10 milliards de dollars (5,8 à 8,3 milliards d'euros) aux laboratoires.
Il apparaît que, depuis 1999, date à laquelle un document présentait les premières lignes directrices de l'OMS pour un plan pandémie grippale, des experts jouant un rôle clé dans l'élaboration de la stratégie de l'institution internationale dans ce domaine ont des liens d'intérêt avec les industriels. Les recommandations étaient rédigées par quatre experts en collaboration avec le Groupe de travail scientifique européen sur la grippe (ESWI dans sa version anglophone).
"Ce que ce document ne révélait pas est le fait que l'ESWI est entièrement financé par Roche et les autres fabricants de vaccins. Pas plus qu'il n'indiquait que René Snacken et Daniel Lavanchy (deux des experts, le second étant à l'époque employé de l'OMS) avaient participé à des événements financés par Roche l'année précédente, selon les documents de marketing consultés par le BMJ et le Bureau", écrivent les journalistes britanniques Deborah Cohen et Philip Carter.
L'article cite différents autres experts ayant participé à l'élaboration de documents stratégiques de l'OMS sur une pandémie grippale, parmi lesquels les professeurs Karl Nicholson (université de Leicester), Albert Osterhaus (université Erasme, Rotterdam) ou Frederick Hayden (université de Virginie), qui ont été rétribués par les industriels et ont publié des articles à l'appui de l'intérêt des médicaments antiviraux (le Tamiflu de Roche ou le Relenza de GlaxoSmithKline), intérêt aujourd'hui contesté au sein de la communauté médicale.
"Aucune déclaration d'intérêt n'a été publiée et aucun détail n'a été fourni par l'OMS en réponse à nos demandes", indiquent Deborah Cohen et Philip Carter, qui signalent que plusieurs experts cités ont affirmé avoir déclaré leurs liens d'intérêt.
Les deux journalistes déplorent aussi le secret entretenu par l'OMS sur la composition du comité d'urgence, mis sur pied par sa directrice générale et qui l'a conseillée pour décider du moment où déclarer une pandémie. "Une décision qui a déclenché les coûteux contrats préétablis sur les vaccins à travers le monde", commente dans son éditorial la directrice de la rédaction du BMJ, Fiona Godlee.
Interrogé par Le Monde, le porte-parole de l'OMS, Gregory Hartl précise que "chaque fois qu'elle réunit des experts, l'OMS leur fait remplir une déclaration d'intérêts, qui est soumise à l'appréciation du président du comité d'experts, mais elle ne les publie pas car elles contiennent beaucoup d'informations d'ordre privé."
Concernant le comité d'urgence, M. Hartl précise que sa composition sera rendue publique lorsqu'il aura terminé sa mission, une mesure qui vise "à éviter que ses membres subissent des pressions, compte tenu des conséquences énormes des décisions prises". L'argumentation n'avait pas convaincu le BMJ et le Bureau qui se demandent si cela sous-entendrait que d'autres comités de l'OMS dont la composition est publique sont soumis à ces influences extérieures.
Le rapport rédigé par Paul Flynn, parlementaire britannique socialiste, et adopté vendredi 4 juin par la commission de la santé de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, accuse lui aussi l'institution internationale de faire preuve d'un "grave manque de transparence" dans ses processus de décision, à quoi s'ajoute "la preuve écrasante que la gravité de la pandémie a été largement surestimée par l'OMS".
Le document souligne que "c'est principalement le passage rapide de l'OMS vers le niveau 6 de la pandémie, à un moment où la grippe donnait des symptômes relativement modérés, combinés au changement de définition des niveaux de pandémie juste avant l'annonce de la pandémie H1N1, qui a soulevé des préoccupations et des soupçons de la part de la communauté scientifique." Le rapport sera soumis à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe et ses 47 Etats membres le 24 juin.
18:22 Publié dans GrippeA/H1N1 : Crime de Génocide, GrippeA/H1N1 : International, OMS, OMS Escroquerie, Vaccin ou arme biologique, Vaccins | Lien permanent | Commentaires (0) |
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