Dossiers SOS JUSTICE : Archives

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17/02/2010

Métaux lourds, vaccins, toxicité et maladies chroniques et neurologiques

CONFERENCE A ECOUTER ABSOLUMENT ET A DIFFUSER AUTOUR DE VOUS !

Conférence du Dr Klinghardt à Zurich en 2001.

Les méfaits des métaux lourds notamment contenus dans les vaccins sont connus depuis longtemps.

Les politiques et les laboratoires pharmaceutiques feignent encore de l'ignorer !


Enfin, depuis 10 ans déjà, des pionniers de haut-niveau savent guérir l'autisme, la sclérose en plaques, le cancer, les maladies cardiaques et bien d'autres maladies provoquées, entre autres par le mercure et l'aluminium contenus, surtout, dans les vaccins et les amalgames dentaires ! Le Dr Klinghardt, la biochimiste Patricia Kane et leur équipe de biochimistes spécialistes de biologie moléculaire assistés de leur laboratoire ultra-moderne américain en témoignent.

"Toute maladie inflammatoire, toute maladie chronique ont comme cofacteur les métaux lourds. Evacuer les métaux lourds par des thérapies simples et naturelles du Dr Klinghardt et le corps se débarrasse de toutes ses toxines et réduit tumeurs et déséquilibres, même celles du système nerveux central !

L'Algue Chlorella, Coriandre et Ail des Ours, un remède pour éliminer le mercure et les métaux louds.

Conférence Dr Klinghardt à Zurich en 2001-1
http://www.dailymotion.com/video/xbxqf6_conference-dr-klinghardt-a-zurich-e_tech



Conférence Dr Klinghardt à Zurich en 2001-2
http://www.dailymotion.com/video/xbxqzy_conference-dr-klinghardt-a-zurich-e_tech



Conférence Dr Klinghardt à Zurich en 2001-3
http://www.dailymotion.com/video/xbxroi_conference-dr-klinghardt-a-zurich-e_tech



Conférence Dr Klinghardt à Zurich en 2001-4
http://www.dailymotion.com/video/xbybyn_conference-dr-klinghardt-a-zurich-e_tech



Conférence Dr Klinghardt à Zurich en 2001-5
http://www.dailymotion.com/video/xbz0b3_conférence-dr-klinghardt-à-zurich-e_tech


Conférence Dr Klinghardt à Zurich en 2001-6
http://www.dailymotion.com/video/xbz9p0_conférence-dr-klinghardt-à-zurich-e_tech


Conférence Dr Klinghardt à Zurich en 2001-7
http://www.dailymotion.com/video/xbzlcz_conférence-dr-kli...


Conférence Dr Klinghardt à Zurich en 2001-8
http://www.dailymotion.com/video/xc1juq_conférence-dr-klinghardt-à-zurich-e_tech


Conférence Dr Klinghardt à Zurich en 2001-9
http://www.dailymotion.com/video/xc22zf_conférence-dr-klinghardt-à-zurich-e_tech


Playlist des vidéos

http://www.dailymotion.com/playlist/x18lvv_sos-justice_le...

 

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Grippe A : troubles liens entre les experts et les firmes pharmaceutiques...

France Info - 06:17

Ont-ils dramatisé la situation pour pousser le gouvernement à commander de grandes quantités de vaccins ? Les experts français sont au centre des critiques. Une commission d’enquête a été créée par le Sénat pour déterminer leur rôle dans la gestion de la lutte contre la grippe A

 

France Info - Moins de 6 millions de Français ont été vaccinés... pour 94 millions de doses de vaccins commandées.

Moins de 6 millions de Français ont été vaccinés... pour 94 millions de doses de vaccins commandées. - © REUTERS / Jean-Paul Pelissier

Les membres de cette commission seront nommés aujourd’hui par le Sénat. Ils devront décider au bien-fondé des critiques qui visent aujourd’hui les experts français : certains leur reprochent d’avoir surévalué les risques, d’avoir dramatisé la situation pour pousser le gouvernement à commander de grandes quantités de vaccins, de masques et d’antiviraux.


Le reportage complet de Bruno Rougier, ce matin sur France Info. (4'42")


Pour mémoire, moins de 6 millions de personnes ont été vaccinées en France contre la grippe A/H1N1 alors que 94 millions de doses avaient été commandées... Et la France n’est pas un cas unique : l’Organisation Mondiale de la Santé est elle aussi accusée d’avoir exagéré les risques d’une pandémie grippale.

"Tous les experts sont liés à l’industrie pharmaceutique"

Au Sénat, cette demande d’une commission d’enquête a été déposée par des sénateurs communistes et du Parti de gauche. A leur tête se trouve François Autain, qui se demande s’il était vraiment utile de commander 94 millions de doses de vaccins... Selon lui, "tous les experts qui sont intervenus dans cette affaire sont liés à l’industrie pharmaceutique" d’où sa suspicion face à leur indépendance. "J’aurai préféré que ceux qui ont conseillé le gouvernement ne soient pas les mêmes que ceux qui conseillent les laboratoires".

Face à ces accusations, les experts reconnaissent qu’ils travaillent effectivement avec des laboratoires mais ils ajoutent aussitôt que cela ne remet pas en cause leur intégrité.
Cette collaboration est indispensable, estime le Professeur François Bricaire, éminent spécialiste des maladies infectieuses et tropicales. Ce membre du Haut Conseil de la Santé publique le dit très clairement : "si l’industrie pharmaceutique ne m’aidait pas à aller à différents congrès à l’étranger, je ne pourrais pas rencontrer les autres experts internationaux. L’argent que je reçois de mes autorités hospitalières et universitaires ne me permettrait pas de financer mes déplacements". Ce travail avec les industriels est obligatoire aujourd’hui renchérit Bruno Lina, directeur du Centre de Référence des virus de la grippe pour la zone sud.


"L’indépendance de l’expertise est garantie par le travail de groupe" affirme Bruno Lina, le Directeur du Centre de Référence des virus de la grippe pour la zone sud  (2'43")


Les experts ne sont pas les décideurs

France Info - Des dizaines de milliers de masques ont été commandés... pour une utilisation très marginale.

Des dizaines de milliers de masques ont été commandés... pour une utilisation très marginale.
© RADIOFRANCE / Nathanaël Charbonnier

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La société peut légitimement se demander si les experts, même s’ils se disent intègres, n’ont pas un jugement biaisé au moment de conseiller les politiques. A cette interrogation légitime, il faut rappeler que ce n’est pas un seul expert mais un collège d’experts qui conseille les décideurs. Il faut aussi préciser que ce ne sont pas les experts qui prennent les décisions finales, ils ne sont que les conseillers, les décideurs étant les politiques. Roselyne Bachelot a d’ailleurs défendu les experts devant la commission des affaires sociales de l’Assemblée Nationale le 12 janvier dernier en précisant que "les experts ont toujours proposé au gouvernement plusieurs scénarios, qu’ils ont toujours été prudents parlant au conditionnel".

Aujourd’hui, avant tout travail, un expert doit préciser les relations qu’il entretient avec les laboratoires pour voir s’il y a un risque de conflit d’intérêt.
Selon Emmanuel Hirsch, Professeur d’éthique médicale à la Faculté de médecine Paris Sud XI, la collaboration experts-industriels ne pose pas a priori de problèmes éthiques.


"Est-ce qu’on donne aujourd’hui à nos experts les moyens d’une liberté totale vis-à-vis des industriels ?" s’interroge Emmanuel Hirsch, Professeur d’éthique médicale à la Faculté de médecine Paris Sud XI  (2'19")


Après la commission d’enquête sénatoriale, l’Assemblée Nationale pourrait à son tour créer une commission, à la demande du groupe Nouveau centre. Cette requête sera examinée en séance, par les députés, le 24 février prochain.

Bruno Rougier

- La réaction de Marc Girard, pharmacologue, invité de Jean Leymarie :

Marc GIRARD, france-info, 17 02 2010

http://www.dailymotion.com/video/xc9gac_marc-girard-franc...



16:02 Publié dans Corruptions vaccins, Passe Sanitaire | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Vers une commission d'enquête sur la grippe A

Grippe A

Publié le 17/02/2010 à 10:56 - Modifié le 17/02/2010 à 11:38 Le Point.fr

ASSEMBLÉE NATIONALE

Vers une commission d'enquête sur la grippe A

AFP

Vers une commission d'enquête sur la grippe A

La campagne de vaccination de la grippe H1N1 devrait faire l'objet d'une commission d'enquête © FRANCK VALENTIN / MAXPPP

La campagne de vaccination de la grippe H1N1 devrait faire l'objet d'une commission d'enquête, à la demande du Nouveau Centre (NC, partenaire de l'UMP), qui en a fait adopter le principe mardi à l'Assemblée en commission, où les trois autres groupes se sont abstenus. Le NC veut notamment comprendre les raisons de la faiblesse du nombre de vaccinations constatées fin 2009, l'influence des campagnes antivaccin et se pencher sur la gestion des vaccins et des stocks de médicaments.

La commission sera définitivement acceptée lors d'un dernier vote en séance publique des députés mercredi 24 sur la proposition de résolution du Nouveau Centre.

"Tout le monde s'est abstenu --UMP, SRC, GDR-- sauf le Nouveau Centre", a-t-on indiqué de source parlementaire à l'issue du vote de la commission des Affaires sociales. Le président de la commission, Pierre Méhaignerie (UMP), préférait la poursuite des auditions régulières de la ministre de la Santé Roselyne Bachelot. Marisol Touraine (PS) préférait une mission d'information, procédure moins lourde.

Jean-François Copé et Jean Leonetti, président et vice-président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, avaient déploré en janvier la demande du Nouveau Centre, y voyant même une démarche "inamicale".

 http://www.lepoint.fr/grippe-a-h1n1/2010-02-17/assemblee-nationale-vers-une-commission-d-enquete-sur-la-grippea/2024/0/424929&xtor=EPR-6-%5BNewsletter-Quotidienne%5D-20100217

 

Le Conseil constitutionnel doit être renforcé par le droit pour accroître sa légitimité, par Nicolas Vinci

A votre avis ?

La réécriture du préambule de notre Constitution est l'étape indispensable pour protéger le Conseil de critiques sur son objectivité.

Après la censure de la taxe carbone, il semblerait que le Conseil constitutionnel ait à subir les sarcasmes de proches et de membres de l'exécutif. La charge la plus virulente est venue du ministre de la relance, Patrick Devedjian, dans les colonnes du Monde du 13 janvier 2010. Le ministre voit dans le Conseil constitutionnel le meneur d'une fronde antigouvernementale qui, de surcroît, aimerait se substituer au Parlement dans l'écriture de la loi. Pour mettre fin à ces pratiques, le ministre propose de rendre publics les débats du Conseil, de permettre aux parlementaires, voire au gouvernement, de venir défendre les lois votées et soumises au Conseil dans le cadre d'une procédure contradictoire et, enfin, d'autoriser les Sages en désaccord avec une décision du Conseil à publier une opinion dissidente.

Il est étonnant de voir un ministre de la majorité actuelle remettre ainsi en cause le Conseil constitutionnel dont les pouvoirs ont été accrus par la révision constitutionnelle de 2008 portée par la même majorité. Du reste, il n'est pas nouveau de laisser entendre que le Conseil cherche à se substituer au Parlement. Ces critiques sont anciennes ; elles remontent à la IIIe République, temps de la souveraineté absolue de la loi, donc incontrôlable, qu'elle soit conforme à la Constitution ou non. La nouveauté vient de ce que le gouvernement se sente agressé par le Conseil constitutionnel au gré de chacune de ses censures. Il faut y voir, très certainement, le résultat de la confusion qui règne, quinquennat aidant, entre pouvoir exécutif et pouvoir législatif. La loi censurée par le Conseil, si elle est votée par le Parlement, représente surtout la volonté du gouvernement.

A ces critiques s'ajoutent les propositions de M. Devedjian pour réformer l'institution de la rue de Montpensier. Elles sont dangereuses. Dangereuses, parce qu'elles soumettraient le Conseil à toutes les pressions – politiques, médiatiques, éventuellement populaires – si les délibérations venaient à avoir lieu à la face du monde. Ce qui n'est pas acceptable pour le conseil des ministres ne l'est pas plus pour le Conseil constitutionnel. Dangereuses, parce qu'elles entameraient directement l'autorité des décisions prises par le Conseil. Comment conférer de la légitimité à une censure lorsque celle-ci est contredite publiquement par des membres du Conseil lui-même et par le gouvernement ? Dangereuses, enfin, parce que le Parlement se verrait un peu plus déposséder de sa prérogative législative. En effet, si c'est lui qui vote la loi, pourquoi donc serait-ce au gouvernement de venir la défendre devant le Conseil ? Si le Conseil ne doit pas devenir le "super-Parlement" que Patrick Devedjian redoute, le gouvernement ne doit pas non plus favoriser les procédures qui permettraient de contourner l'expression de la représentation nationale en venant lui-même s'exprimer devant le Conseil.

Reste une critique adressée par le ministre à l'égard du Conseil constitutionnel, mais dont il ne tire aucune proposition : le Conseil appuie ses censures sur le préambule de la Constitution, qui peut être source d'interprétations divergentes. Sur ce point, il est difficile de réfuter l'argument tant il est vrai qu'entre la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 et le préambule de la Constitution de 1946, il y a un monde. Il est pourtant une proposition simple à formuler pour remédier à cet inconvénient. Elle a été évoquée par le député gaulliste Jean Foyer lors des débats parlementaires de la révision constitutionnelle de 1974. Jean Lecanuet, alors garde des sceaux, s'y était montré sensible même si cela n'avait pas été suivi d'effet. Il s'agirait de réécrire le préambule de notre Constitution. Sans abandonner un seul des droits ni une seule des libertés contenus dans le texte actuel, la Constitution gagnerait à s'orienter vers un préambule qui définisse mieux les libertés publiques et les termes du pacte républicain que nous, Françaises et Français, inscrivons ensemble dans notre loi fondamentale.

Certes, notre nation perdrait le confort de la souplesse permise par le texte actuel. Mais elle emprunterait alors le chemin d'un droit constitutionnel plus précis, plus objectif et, donc, plus démocratique. Par ailleurs, l'écriture de ce nouveau préambule pourrait constituer l'occasion d'un vrai débat national, celui-là sans arrière-pensées, sur ce qui fonde notre République et doit guider nos pratiques politiques. Bien entendu, chacun serait associé à ce débat, Parlement comme peuple, selon les procédures de l'article 89 de la Constitution, avec référendum d'adoption de ce nouveau préambule à la clé.

Une telle mesure ne menacerait ni l'indépendance, ni l'autorité du Conseil constitutionnel. Mais continuerait d'en faire un précieux adjuvant de tous les acteurs du débat démocratique, à commencer par le président de la République dans sa mission première : veiller au respect de la Constitution.

Nicolas Vinci membre du collectif Générations engagées.

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/02/17/le-cons...

13:40 Publié dans Conseil constitutionnel maçonnique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Dr Marc Girard : La santé et les experts de la pharmacovigilance française

Confieriez-vous la santé de votre enfant, de vos proches ou la vôtre aux « experts » de la pharmacovigilance française ?

A bon entendeur…

http://www.rolandsimion.org/spip.php?article124

 Dr Marc Girard.

La pharmacovigilance française à l’oeuvre

Le degré zéro de la recherche clinique

mercredi 17 février 2010 par Marc Girard

Prétendre évaluer la pharmacovigilance des vaccins contre la grippe "porcine", ce serait implicitement valider la crédibilité des responsables en charge de la gestion des accidents et incidents notifiés.

Or, les responsables de la pharmacovigilance française ne sont pas crédibles.

Démonstration...

Introduction

La pharmacovigilance (que je pratique depuis près de 30 ans) étant sans doute la moins contestable de mes compétences, plusieurs correspondants se sont étonnés que, à nouveau seul contre beaucoup, je me sois jusqu’à présent abstenu de proposer au public une analyse des données de tolérance relatives aux vaccins contre la grippe porcine depuis qu’ils ont été mis sur le marché, en septembre-octobre 2009.

C’est précisément que, bon connaisseur des systèmes de pharmacovigilance et de leurs déterminants, je sais qu’ils requièrent un minimum de procédures en matière d’information, de recueil, de vérification, de saisie, d’évaluation et de publication - bref : un minimum de sérieux - : prétendre "interpréter" la pharmacovigilance de tel ou tel médicament, c’est implicitement valider toutes ces procédures - partant la crédibilité de ceux qui en ont la charge.

La crédibilité de la pharmacovigilance française

Le précédent de la vaccination contre l’hépatite B

Or, je n’ai cessé de le documenter depuis maintenant des années, les responsables de la pharmacovigilance française ne sont pas crédibles :

  • lors de la campagne de vaccination contre l’hépatite B, ils ont ignoré des mises en garde ("effet d’échelle") qui eussent dû s’imposer d’emblée à l’esprit du plus médiocre des professionnels (cf. Un précédent inquiétant, mais pas imprévisible...) ;
  • durant des années, ils ont défendu la bonne tolérance de la vaccination contre l’hépatite B sur la base d’une "enquête nationale" dont ils ne savaient même pas opérer les dénombrements élémentaires autrement qu’avec des bâtons et des croix, illustrant à cette occasion "l’âge de pierre informatique" qui règne dans l’administration sanitaire de notre pays [1] ;
  • ils ont été assez irresponsables pour valider placidement qu’une campagne de vaccination (dont les motivations étaient aussi indigentes que celles contre la grippe porcine [2]) allait permettre d’évaluer a posteriori "la sécurité d’emploi des vaccins anti-hépatite B chez les enfants et les nourrissons" (cf. Vaccination antigrippale : un second précédent inquiétant (1994-95)) - reconnaissant du même coup que les études normalement attendues pour recommander l’immunisation en pédiatrie et en néonatologie n’avaient simplement pas été faites ;
  • ils n’ont pas craint de falsifier carrément les données qui leur étaient transmises pour entretenir le mythe qu’aucune pathologie démyélinisante centrale n’avait été rapportée chez l’enfant de moins de 2 ans après vaccination contre l’hépatite B (cf. Pharmacovigilance vaccinale : la falsification à l’oeuvre.).

Le précédent de l’hormone de croissance

Mais les hauts faits de la pharmacovigilance française ne se limitent évidemment pas à ce terrible précédent de la vaccination contre l’hépatite B. Sans entrer dans le détail et pour s’en tenir à une autre affaire médiatisée, rappelons les principales contributions de la Commission nationale de pharmacovigilance au drame de l’hormone de croissance [3] :

  • en 1986, la Commission conclut doctement qu’il n’y avait pas lieu de modifier les règles d’emploi de l’hormone de croissance en France [4] ;
  • en 1988, elle s’alarme d’un risque iatrogène au cœur de toutes les inquiétudes contemporaines : celui de leucémies (sans avoir jamais pris en compte sérieusement celui du Creutzfeldt-Jacob !) : on n’entendra d’ailleurs plus parler de cette alerte pour rien ;
  • en juin 1991, elle démontre le sérieux de ses investigations en assurant que « aucun patient n’a reçu d’hormone de croissance d’origine extractive depuis 1985 » [5] ;
  • en décembre 1991, deux mois avant que n’éclate le scandale que l’on sait et alors que les observations alarmantes s’accumulaient, elle conclut que « un nouveau débat est inutile en l’absence d’éléments nouveaux ».

Une enquête nationale de 20 ans

Probablement pour la première fois, le lecteur trouvera en PJ l’intégralité des procès-verbaux des réunions que la Commission nationale de pharmacovigilance a consacrées aux problèmes de tolérance posés par les vaccins recombinants contre l’hépatite B depuis la première autorisation de mise sur le marché (1987) jusqu’à aujourd’hui. [6]

Une rhétorique pitoyable

Même au travers d’une lecture en diagonale, deux caractéristiques sautent aux yeux, dont la seconde découle de la première :

  • la parfaite similarité de la rhétorique utilisée lors de ce précédent historique [7] avec celle encore utilisée aujourd’hui à propos des vaccins anti-grippaux, avec le même recours aux mêmes poncifs (expertise des cas les plus alarmants toujours "en cours", surveillance toujours "en cours" [en comptant avec des bâtons et des croix...], promesse d’études à venir, dont la plupart ne verront même jamais le jour, rappel constant de "bénéfices" jamais évalués par la Commission mais dont l’évidence justifie n’importe quel risque, impossibilité de conclure, "signal" insuffisant...) et avec, à chaque fois, l’imparable estocade : "aucun élément nouveau" susceptible de modifier l’analyse précédente quand on chercherait en vain quelque précédent "d’analyse" digne de ce nom [8] ;
  • l’accablante indigence des "analyses" ainsi proposées, et des commentaires qu’elles inspirent :
    • en juillet 1997, le nombre de Français vaccinés étant à ce moment estimé aux alentours de 20 millions (le tiers de la population d’alors), la Commission s’avise soudain de "l’intérêt d’évaluer la sous-notification" (alors que n’ayant, jusqu’alors, fonctionné que sur des notifications - à l’exclusion de toute étude pharmaco-épidémiologique tant soit peu structurée - elle est confrontée au problème de sous-notification depuis le tout début de sa surveillance [soit 10 ans depuis la première AMM]) ;
    • l’aveu pitoyable que pour mettre en évidence un doublement du risque de sclérose en plaques (qui, dans une campagne alors présentée comme "universelle", impliquerait - excusez du peu - quelque 25 000 scléroses en plaques purement iatrogènes), il faudrait inclure pas moins de... 800 000 sujets [9] : "principe de précaution", quand tu nous tiens...
    • l’interrogation, en mai 2007 (soit 20 ans après la première AMM et alors qu’environ la moitié de la population française a été exposée à cette vaccination), de "l’état d’avancement de l’évaluation de faisabilité d’études expérimentales dans l’investigation d’un lien de causalité potentiel entre la vaccination contre le VHB et le risque de sclérose en plaques" !!!

Sans entrer, d’autre part, dans le détail technique, contentons-nous de citer cette perle (PV du 10/07/97) illustrant l’effarante incompétence de la Commission qui ne craint pas d’affirmer, à propos de la première étude cas/témoins réalisée en France, que "ces résultats non significatifs ne sont pas en faveur d’une association forte compte tenu de la puissance statistique de l’étude" : la puissance avouée de l’étude une fois publiée [10] étant de 0,30 pour mettre en évidence un doublement du risque (càd que même si le risque de complication neurologique était multiplié par deux - ce qui est considérable - l’étude avait deux chances sur trois de passer à côté...), c’est un B A BA méthodologique que la première cause de non significativité dans une étude c’est justement... le manque de puissance statistique - parfaitement avéré en l’espèce (on s’accorde à considérer comme "acceptable" une puissance statistique à partir de 0,80). Les "experts" de la Commission nationale de pharmacovigilance raisonnent tout simplement à l’envers...

Cette rhétorique lamentable de la Commission nationale de pharmacovigilance ne se retrouve pas seulement dans ses analyses actuelles des nouveaux vaccins contre la grippe porcine : j’abandonne à mes lecteurs le soin de faire un constat similaire dans d’autres dossiers, tel celui relatif à la surveillance des vaccins anti-HPV (Gardasil, Cervarix).

L’exemple des scléroses latérales amyotrophiques

On pourrait consacrer un livre entier aux insanités intellectuelles qui saturent l’ensemble des comptes rendus donnés ici en PJ. Concentrons-nous simplement sur le risque de scléroses latérales amyotrophiques (SLA) évoqué à partir du 21/05/2002 (soit... plus de dix ans après l’élargissement de la vaccination aux professionnels de santé, et 8 ans après le lancement de la campagne scolaire) : rappelons que cette maladie effroyable se solde généralement par un décès rapide (généralement en moins de 3 ans), au terme d’une épouvantable agonie impliquant notamment une paralysie progressive des muscles respiratoires. On pourrait croire que la gravité d’une telle complication (jointe, en l’espèce, à son alarmante atypie puisque les cas rapportés après vaccination se signalent par la jeunesse des sujets concernés - ce sont parfois même des enfants - pour une maladie qui, à l’état "naturel", frappe plutôt des personnes du troisième âge) justifierait un minimum de sérieux chez les responsables de la pharmacovigilance française : mais écoutez plutôt.

  • Alors donc que le nombre de SLA post-vaccinales rapportées au début de 2002 (soit 36 cas) apparaissait suffisamment alarmant pour justifier une « enquête officielle » de l’AFSSAPS (21/05/02), il faut comprendre un an plus tard (mise à jour du 15/05/03) que l’incidence annuelle maximale des notifications (…) reste toujours "inférieure" à l’incidence annuelle de la SLA estimée entre 2 et 4/100 000.
  • « Néanmoins, le CRPV de Strasbourg suggère l’analyse approfondie de la seule population de patients de moins de 40 ans sur la base de critères génétiques (…) à la recherche d’éventuels facteurs de risque ».
  • Moyennant quoi, le bilan suivant (27/09/05) se contente d’évaluer à 53 le nombre total de cas rapportés et de soutenir que rien ne permet « de conclure à l’existence d’un signal susceptible d’associer la vaccination contre l’hépatite B et la survenue de SLA ».

Sur la base de ces citations, on peut donc reconstituer les faits suivants :

  1. en mai 2002, la Commission nationale de pharmacovigilance a promis une « enquête officielle » sur le risque de SLA suivant une vaccination contre l’hépatite B ;
  2. bien qu’aucun compte rendu sérieux de cette « enquête officielle » n’ait jamais été diffusé, un projet d’étude « génétique » s’y est substitué, sans que l’on sache sur la base de quel raisonnement épidémiologique il a été décidé de la limiter aux sujets de moins de 40 ans ;
  3. moyennant quoi, aucune étude génétique n’a jamais été menée et la Commission nationale, qui considérait un total de 36 cas comme suffisamment intriguant pour justifier une « enquête officielle », cesse purement et simplement de s’intéresser au problème quand il apparaît, trois ans plus tard, que le nombre total de cas est passé à 53.

Il apparaît donc :

  • qu’aucune des études promises n’a été effectuée ;
  • que l’argument d’un signal « insuffisant » pour justifier cette inertie est d’autant plus indigent que :
  •  
    • la Commission se garde bien de spécifier le niveau à partir duquel ce signal serait "suffisant" ;
  •  
    • elle n’explique pas pourquoi, par rapport au niveau de 2002 (n = 36) jugé suffisant pour motiver une enquête officielle, une augmentation de +47% (n = 53) justifie soudain de ne plus s’intéresser au problème ;
  •  
    • elle ignore superbement le travail d’un de ses anciens vice-présidents et toujours principal responsable, à ce moment, des études épidémiologiques consacrées aux vaccins contre l’hépatite B qui évalue à un maximum trois cas (soit 18 fois moins qu’en l’espèce) le nombre de notifications à partir duquel, en pharmacovigilance, il n’est plus permis d’évoquer une simple coïncidence [11] ;
    • elle ignore également l’article non moins volontariste cosigné vers la même époque par la responsable de la pharmacovigilance de GenHevac chez Pasteur Mérieux et qui soutient textuellement : "Cependant, la certitude causale est l’exception. Lorsqu’un événement indésirable survient répétitivement sous une forme grave, il est hautement recommandable de ne pas perdre du temps dans des investigations sans intérêt ou sans fin. Il peut donc arriver qu’un médicament soit retiré sur la base d’une forte suspicion davantage que d’une certitude. Cependant, ce peut être la conduite la plus prudente en une telle occurrence" [12]

On aurait pu penser, sans doute, d’une part que 53 cas dépassent largement la limite « maximum » de 3 cas posée par l’ancien vice-président de la Commission nationale de pharmacovigilance et d’autre part que 53 cas d’une maladie aussi grave chez des sujets aussi inhabituellement jeunes correspondaient effectivement à la notion d’une survenue « répétitive sous une forme grave »…

Mais non, apparemment.

La prise en compte de la sous-notification

Globalement, l’indigence du motif répétitivement invoqué par la Commission pour ne pas tenir ses engagements d’investigation saute aux yeux du moins initié : compte tenu de la sous-notification, il est parfaitement attendu que le nombre de cas notifiés avec n’importe quelle complication médicamenteuse, si avérée soit-elle, soit nettement inférieur au nombre de cas spontanément « attendus ».

Sur ce regroupement de procès-verbaux tous consacrés au seul problème de la vaccination contre l’hépatite B, il est possible de reconstituer le "raisonnement" [13] des "experts" de la Commission à propos de la sous-notification - dont on répète qu’elle est là première et la plus incontournable des limites rencontrées dès lors qu’on prétend s’occuper de pharmacovigilance.

  • On l’a dit : la Commission nationale de pharmacovigilance met dix ans pour s’aviser de "l’intérêt d’évaluer la sous-notification" de spécialités vaccinales dont la première a reçu l’AMM depuis 1987 ;
  • Elle justifie ensuite sa placidité au motif que le nombre de cas notifiés ne dépasse pas le nombre de cas attendus, alors que - compte tenu d’une sous-notification d’autant plus massive que les complications considérées sont généralement tardives et que l’administration sanitaire fait tout pour ridiculiser les rares médecins qui auraient l’idée de rapporter des complications après vaccination -, même une fréquence de complications vaccinales élevée se solderait toujours par un nombre de notifications très inférieur au nombre de cas spontanément attendus ("bruit de fond") ;
  • A partir de février 2000, cependant, au travers d’une rhétorique filandreuse mais dont la signification va de soi pour n’importe quel spécialiste, elle admet à mots couverts que nonobstant tous les efforts des autorités sanitaires pour stimuler la sous-notification, le nombre de cas de sclérose en plaques notifiés est peu ou prou comparable à celui des cas attendus : compte tenu de ce qui vient d’être dit, semblable situation signe un drame de santé publique considérable et, à ma connaissance, sans précédent.
  • Elle s’abstient ensuite de reconnaître explicitement, dans ses procès verbaux ultérieurs, ce que ses experts vont néanmoins publier dans la presse internationale, à savoir que, cette fois, le nombre de cas notifiés a bel et bien dépassé le nombre de cas attendus [14] !
  • Nonobstant cette situation proprement cauchemardesque, la Commission s’abstient d’entreprendre les études épidémiologiques correctes dont l’inutilité a toujours été justifiée par le constat d’une situation exactement inverse (nombre de cas notifiés "inférieur" au nombre de cas "attendus") ; elle va même jusqu’à affirmer (21/05/2002) que toutes les conditions sont réunies pour clore l’essentiel de l’enquête de pharmacovigilance - qui ne correspond, normalement, qu’à une mesure provisoire d’évaluation en cas de simple alerte...

Pour finir, on relèvera la sidérante apathie des autorités sanitaires devant le répugnant cynisme des fabricants qui - 20 ans après l’introduction sur le marché de leur spécialité - refusent toujours de participer à toute investigation au motif que "les signaux d’alerte sont trop insuffisants (sic) pour justifier leur implication dans ces programmes de recherche", alors que :

  • ces vaccins, on l’a dit, ont causé "l’une des plus grandes séries d’effets indésirables recueillis par la pharmacovigilance depuis sa naissance en 1974" [15] ;
  • le nombre de scléroses en plaques notifiées chez les gens vaccinés dépasse le nombre de cas normalement attendus : situation proprement vertigineuse compte tenu du fait que, surtout en France et encore plus sur ce type d’affaire, on considère généralement qu’en cas de complication iatrogène, la proportion de celles qui sont effectivement notifiées ne dépasse pas 1% de celles qui sont effectivement survenues (et qu’elle peut être bien moindre).

Sur la base de ce précédent, il revient aux fabricants concernés de préciser aux citoyens les signaux iatrogènes que, eux, considèreraient comme "assez suffisants" ( !) pour justifier qu’ils y consacrent un minimum d’attention.

Rappelons que c’est à ces fabricants aussi obsessionnellement scrupuleux que l’Agence européenne a confié le soin de collecter les données d’efficacité et de tolérance requises pour évaluer correctement le rapport bénéfice/risque de vaccins antigrippaux, lesquels qui ont bénéficié d’une AMM bâclée au motif des "circonstances exceptionnelles" représentées par une épidémie grippale qui a fait environ 30 fois moins de victimes qu’une grippe saisonnière dont personne n’aurait parlé (cf. Grippe porcine : je vaccine mes enfants ? et La grippe porcine en moins de 100 questions)...

Conclusion

A l’évidence, la compétence de ces gens est à tout le moins problématique.

Mais il n’y a pas que ce problème de compétence.

Car ils illustrent parfaitement le propos de mon livre (p. 82) :

Ainsi prise au piège de sa précipitation brouillonne, l’administration – puissamment secondée par ses « experts », à moins que ce ne soit l’inverse – s’enferre dans d’inextricables contradictions à chaque fois qu’elle tente de justifier l’injustifiable. « Docteur Girard, me disait fréquemment un juge d’instruction, rappelez-vous qu’il n’existe pas de sanction pénale pour la connerie humaine » : je n’ai pas compétence juridique pour en décider, mais ce que l’expérience m’a enseigné, c’est que quand « la connerie humaine » a frappé, elle est ensuite prête à toutes les mystifications et mensonges pour se tirer d’affaire – et je serais franchement étonné qu’il n’existe pas de sanction pénale pour ça…

 

 

Le petit garçon enlevé, retrouvé sain et sauf

Société 17/02/2010 à 07h24

Le plan Alerte enlèvement avait été déclenché mardi soir, après que la police ait retrouvé la mère, morte assassinée. Le père a été arrêté. Les détails.

 

Photographie récente de Ibrahima Nacir Doucouré, un bébé de 18 mois pour lequel une procédure

Photographie récente de Ibrahima Nacir Doucouré, un bébé de 18 mois pour lequel une procédure alerte enlèvement a été déclenchée le 16 février 2010. (© AFP photo AFP)

Il a été retrouvé sain et sauf. Le petit garçon de 18 mois activement recherché mardi soir dans le cadre d'un plan Alerte enlèvement a été récupéré dans les Hauts-de-Seine et son père a été interpellé par les forces de l'ordre.

L'enfant sera placé dans un foyer du Val-de-Marne, a-t-on précisé de source judiciaire, sans donner plus de précisions sur les circonstances du dénouement. Le procureur de Créteil Jean-Jacques Bosc, qui était à l'origine de ce plan Alerte enlèvement, devrait donner une conférence de presse mercredi dans la matinée à Créteil.

Le dispositif d'alerte avait été déclenché mardi en début de soirée après l'enlèvement dans la matinée d'un petit garçon de 18 mois à Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne) et la découverte dans leur appartement du corps de la mère du bébé. La jeune femme, âgée de 26 ans, gisait morte, lardée de coups de couteau et baignant dans son sang.

Déjà connu des services de police, le père du bébé, âgé de 28 ans, était activement recherché. Mis en examen pour viols avec réunion, Il avait également été condamné pour menaces de mort sur la victime, son ancienne concubine dont il était séparé depuis plusieurs mois.

Les policiers avaient découvert mardi matin le corps de la jeune femme après avoir été appelés par des témoins qui pensaient avoir repéré un cambriolage. La victime vivait avec son père et son frère, lesquels étaient à leur travail au moment des faits mardi matin.

C'est la neuvième fois que le plan «Alerte Enlèvement» est déclenché depuis sa mise en place en 2006. Dispositif d'alerte massive et immédiate pour rechercher un enfant enlevé, il est largement inspiré du plan «Amber Alert», créé au Texas en 1996, après l'enlèvement et l'assassinat de la petite Amber Hagerman.

Ce plan consiste à lancer à la radio, à la télévision et sur les panneaux des gares et autoroutes, une alerte massive pour mobiliser la population à la recherche d'un enfant enlevé et de son ravisseur. En France, ce dispositif a été testé avec succès lors de l'enlèvement de la petite Aurélia en novembre 2005 en Maine-et-Loire.

Il est prévu de déclencher ce dispositif uniquement en cas d'enlèvement criminel.

(Source AFP)

http://www.liberation.fr/societe/0101619868-le-petit-garc...

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